mardi 17 mars 2009

Album photo de Marie-Zélie

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dimanche 15 mars 2009

ENFIN QUELQUES PHOTOS

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mercredi 11 mars 2009

Le Mont, une suite sans fin...

Premières traces...

Si le séjour au Mont appartient déjà au passé, il vibre plus que jamais entre les murs de notre classe. Le Mont et sa baie sont devenus l'objet d'une nouvelle attention, plus littéraire, une façon d'entretenir "l'état de poésie" cher au coeur de notre professeur de français...

L'atelier d'écriture est donc ouvert !

Il a démarré avec des essais de description de la baie, essais qui s'appuient sur les notes, les photographies prises sur place, la mémoire que chacun conserve de ce voyage, autant de traces singulières qu'il appartient à chacun de sublimer.

Et pour stimuler un peu mieux notre inspiration, nous méritions de confronter notre imaginaire à celui des grands maîtres : quelques extraits de Flaubert, Maupassant, Hugo ou Michelet... une étude un peu salée pour des cinquièmes ? Alors quoi, on aurait foulé le sol de l'Archange pour se laisser impressionner par quelques pages de littérature ! Ah non ! Nous voilà partis à l'assaut de descriptions on ne peut plus élaborées. Entre les lignes, c'est un peu comme sur la grève, on risque à chaque pas de s'enliser. Où commence la phrase ? Est-ce qu'elle a une fin ? Mais tout le monde sait parfaitement de quoi ça parle, puisque, comme Flaubert, chacun a pu voir cet "horizon vide qui se prolonge, s'étale, et finit par fondre ses terrains crayeux dans la couleur jaune de la plage...", comme Hugo, on a pu admirer "les nuages, l'air, la liberté, les oiseaux envolés à toutes ailes, les vaisseaux à toutes voiles...", comme Maupassant, nous avons "gravi la rue étroite et rapide", nous sommes entrés "dans ce gigantesque bijou de granit, aussi léger qu'une dentelle, couvert de tours, de sveltes clochetons, où montent des escaliers tordus..."...

Sans doute, nous étions riches de toutes ces impressions... Alors que nous manque-t-il aujourd'hui, si ce n'est "un peu" plus de mots, une certaine manière d'agencer les phrases, histoire de dire à notre tour tout ce qui a été vécu. Evidemment, il n'est pas question d'imiter servilement les vieux modèles, aussi géniaux soient-ils ! Si nous sommes partis là-bas, c'est aussi pour goûter un certain vent de liberté nouvelle... Mais les anciens peuvent parfois servir de guide... Avec eux, on apprend à pêcher au fil des textes ici quelques images, là le mot qui nous sera d'autant plus cher qu'il dit précisément ce que nous ressentons...

Voilà pour ce qui est du travail...

Et pour ce qui concerne les traces immédiates, certaines, images ou textes méritaient vraiment d'être mis en ligne sans tarder. les élèves se sont promenés carnets de notes ou appareils photos en main, et j'avoue que certaines productions m'ont impressionnée.

Les photos viendront très prochainement illustrer ces propos. En attendant, voici quelques extraits de notes prises sur le vif.

"Sur les remparts... Vert, châtain, dégradé de marron et d'ocre, couleurs d'automne et de calme. Ce sont les couleurs des collines au loin. De haut, je vois les rues étroites et grouillantes du Mont. Je vois la Merveille, et Tombelaine qui émerge au loin. C'est carrément magique ! Il y a beaucoup de marches. Il pleut. Le sol est glissant. Il fait sombre à l'intérieur de l'abbaye. Grande cheminée, porte en bois, voûte en croisée d'ogive. En sortant je passe sous une arche. Au sommet, on voit très loin, là où l'horizon se mêle au brouillard cotonneux. Dans l'église, c'est immense, haut, large. Il y a de la pierre partout. Le moindre murmure résonne énormément. Très lumineux. Choeur gothique. Nef romane. Plus loin, un jardin très beau, vert, gris, joyeux, mouillé par la rosée. Des colonnes par centaine tout autour. Sous les porches, des sculptures entre les piliers. Le réfectoire : des centaines de fenêtres de chaque côté, une salle immense, des tables. Sombre dans les escaliers, que de pierre, de bois ! Dans la salle des hôtes, pareil, l'immense cheminée. Le bruit du vent."

ALexandre Cochard, 5B

Lily, qui est en France depuis deux ans, a choisi de faire parler un personnage fictif.

"Le Mont Saint-Michel est magnifique. Ca me fait peur parce que c'est très grand. Quand j'ai vu le Mont, j'ai tremblé à cause de sa puissance. Je suis pauvre par rapport à ce Mont. Aussi le Mont est devenu un lieu chic, avec des restaurants (La mère Poulard). Quand la marée monte, le parking est complètement immergé. C'est assez triste car le Mont est devenu un lieu touristique, pas assez religieux (...) En haut du Mont est l'archange Saint-Michel. Il est comme le protecteur du Mont et de Tombelaine... Je sens que ce Mont est mystérieux, qu'il est plein d'histoires dont on n'a pas encore idée. Beaucoup de monde vient ici pour visiter le Mont. Moi, je viens pour l'adorer. Il représente les temps difficiles et parlent de ceux qui ont su traverser les épreuves de l'histoire..."

Lily Cassidy, 5B

samedi 7 mars 2009

"Ce sont mes amis qui m'ont fait aimer la vie. Ils me rendent meilleur à mesure que je les trouve meilleurs eux-mêmes." Jacques CHARDONNE

mercredi 4 mars 2009

Troisième et dernier jour : Dinan

Ce matin, Frédéric avait choisit de nous réveiller en chanson ! Plutôt douces pour les filles, plus toniques pour les garçons. Les consignes étaient de rapidement préparer nos bagages, retirer les draps et plier les couettes. Les tâches se termineront après le petit déjeuner. Les têtes en l'air seront rappelés dans leur chambre pour récupérer leurs biens.
9h30, après avoir chargé tous les bagages sans oublier les pique niques, nous prenons la route direction Dinan que nous atteindrons quarante minutes plus tard. Notre guide du jour est déjà sur place puisque Denis remplira cet office pour la journée. A peine descendu du car, nous pouvons saluer Bertrand Du Guesclin par l'intermédiaire de la statue à son effigie. Denis nous rappelle que Du Guesclin, mort de la peste, fût honoré de quatre sépultures dont une à Dinan. De là, nous allons directement à l'église Saint-Malo du XVe Siècle qui fut réédifiée à partir de 1490 car, située hors des murs de la cité, elle avait été démolie pour empêcher son utilisation par les Français. Très bel édifice qui offre de très beaux vitraux dont un qui représente Anne de Bretagne, illustre personnage de Dinan, recevant les clefs de la ville. Elle était mariée avec Charles VIII puis avec Louis XII.
Dinan a conservé sa structure médiévale et nombreuses sont les maisons à colombages. Sur les poutres d'angles nous pouvons voir les sculptures des différents saints qui donnèrent leur nom à la rue et qui permettaient ainsi aux illettrés de reconnaître leur itinéraire. Place des Cordonniers, nous trouvons des échoppes de maroquinerie. Rue de l'horloge, nous trouvons le Beffroy qui, par le son de sa cloche au rythme des heures, rappelle que la ville avait son indépendance.
Par ce dédale de petites rues, nous arrivons à la Basilique St Sauveur qui abrite le coeur de Du Guesclin. Ce monument a été construit en trois temps église romane au XIIe, modifications gothiques aux XVe et XVIIIe Siècle. Elle deviendra Basilique en 1954.
En sortant, nous descendons jusqu'aux remparts de la ville pour surplomber la Rance et le port de Dinan. Puis nous rejoignons le car pour le déjeuner. Josué, le chauffeur nous autorise à pique niquer dans le véhicule car le temps pluvieux a fortement refroidi l'atmosphère.


Dès 13h30, nous sommes aux portes du Château de Dinan. "La tour de la Duchesse Anne" a été construite sous Jean IV, de 1382 à 1387. Les quatre niveaux sur une hauteur de 34 mètres compte en bas la cuisine, au dessus la salle d'arme et une salle de garde (aujourd'hui on y trouve des métiers à tisser), un peu plus haut la salle réservée aux nobles (aujourd'hui, tableaux et objets artisanaux y séjournent), cette salle est surmontée d'un chemin de garde, lui même menant à une terrasse panoramique avec vue imprenable sur Dinan.


Le retour à la maison se fait dans le calme qu'occasionne la fatigue de trois jours de pèlerinage Normo-Breton.


Nous remercions Josué, le chauffeur, qui a toujours gardé le sourire et fait preuve de patience.


Nous remercions Céline, Nathalie, Denis et Frédéric d'avoir pensé et pris en charge ce séjour très enrichissant qui va engendrer certes beaucoup de travail en aval, mais qui a su nous réunir autour de la culture dans la joie et la bonne humeur.


Quant à Céline, Nathalie, Denis et Frédéric, ils remercient les enfants pour leurs participations, et comportements exemplaires qui n'ont engendré que des commentaires positifs de la part des différents prestataires.

Deuxième jour : le Mont Saint-Michel

Ce matin, Frédéric a levé tout le monde à 7h30 afin de pouvoir prendre notre petit déjeuner une demi heure après. Nous avons chargé les pique niques dans le car et sommes partis à l'assaut du Mont Saint-Michel !
9h45, nous sommes sur le parking réservé aux habitants du Mont et aux cars de tourisme.
Yann, notre guide d'hier, est déjà là pour nous accueillir. Nous le suivons 
et pénétrons par l'entrée pricipale du Mont. Et déjà nous découvrons deux anciennes bombardes anglaises et leurs boulets de pierre.



Après avoir vu la "mère Poulard", nous passons l'ancienne porte d'accès qui ne compte pas moins de quatre niveaux de défense : Un pont levis, une herse, des porte de bois et le contre poids.


Nous prenons les remparts pour rejoindre l'entrée de l'Abbaye. Yann est une véritable source d'anecdotes. Chacune, chacun se délecte de celles-ci.

Après avoir franchi la salle des Gardes, entrée fortifiée de l'Abbaye, nous montons l'escalier du "Grand Degré" jusqu'à la terrasse du Saut-Gaultier. On grimpe entre l'église à droite et les logis abbatiaux, à gauche, reliés par des passages suspendus (l'un de pierre, l'autre de bois). Quelques fontaines sont présentes, plutôt utilisées à l'arrosage des jardins qu'à des fonctions anti-feux tant le Mont est imprenable.


La terrasse d'ouest offre une vue vertigineuse des 40 000 hectares de la baie. Peu importe qu'elle eût été restaurée en 1780 après sa destruction par un incendie ! Tombelaine, au nord, nous invite à sa visite. Nous poursuivons par l'église abbatiale qui fût installée vers 1010 sur le sommet du rocher à 78 m au dessus du niveau de la mer, sur une plate forme de 80 m de long. La charpente de la nef est en bois, plus léger pour cet édifice de style roman. Le choeur roman s'est écroulé en 1421 et a été reconstruit en style gothique. Le gothique étant, par rapport au roman, la victoire de la lumière...


Yann nous dirige vers "la Merveille", nous commençons par son cloître. Une galerie qui permettait de méditer ou se promener. Il a été construit au début du XIIIe siècle.



Ensuite nous sommes passés dans la salle de refectoire où les moines prenaient leurs repas dans un silence total. Parfois accompagnés d'une lecture monocorde d'un passage biblique.


Nous sommes descendus dans la salle des Hôtes, réservée aux rois et autres nobles. Elle compte deux cheminées de trente mètres de haut. Un passage rapide dans la crypte Saint-Martin qui nous montre une voûte d'une portée de neuf mètres! De là, nous glissons jusqu'à une énorme roue où six hommes marchaient pour faire monter ou descendre la nourriture sur une chariot.


Nous passons par la chapelle des morts avant de finir dans la boutique de l'Abbaye, passage obligé si l'on veut sortir.

Nous pique niquerons au pied du Mont...
Vers 14h30, nous faisons connaissance de Virginie qui sera notre guide pour nous promener dans la baie.
Décrire les paysages, les jeux des couleurs, du vent sur l'eau, sur le sable serait trahir le ressenti de chacune, de chacun. Tous le raconteront à la maison pour vous le faire vivre comme si vous y étiez.


Ce fut un festival de bain de sable mouvant! Chaque fois qu'il y avait la moindre petite poche d'eau, c'était la ruée. Nous n'hésitions pas à créer même de nouveaux sites d'enlisement.



C'était à tel point que personne ne s'est rendu compte des trois heures de marche que nous avons fait dans ce sable humide.


Nous avons pris un goûter, nous nous sommes changés et sommes rentrés au centre d'hébergement. Juste le temps de passer sous la douche (certains seulement!), nous passons à table pour le dîner. Puis nous regagnons nos chambres afin de finir de nous préparer pour la soirée "mise en scène de la Fée des Grèves". Juste avant, Denis nous a joué le dragon et pendant, il faisait les interludes musicaux.

lundi 2 mars 2009

Première journée : Saint Malo


6h45, tout le monde est déjà prêt. Pas beaucoup de Preux chevaliers dans cette petite troupe aux yeux encore plein de sommeil...

L'avantage de partir de si bonne heure fait que l'ambiance est calme dans le car qui nous emmène vers nos nouvelles aventures

Vers 9h30, nous nous arrêtons sur une aire de repos de l'autoroute et déjà nous sommes bien dépaysés. Nous devons jouer des coudes au milieu d'une demi douzaine (six, oui!) de cars plein de japonais (ou de coréens, dixit Denis) pour pouvoir avoir accès aux toilettes. A 11h45, nous retrouvons Marie-Raphaëlle à Avranches puis route sur St Malo. Déjà le Mont St Michel nous fait un coucou sur notre droite.

Le chauffeur nous dépose juste devant la grande plage de St Malo. Le soleil est au rendez-vous. La mer se retire lentement pour nous laisser son étendue de sable. Elle nous offre une grande nappe de sable douillet pour notre déjeuner.




Très vite, les repas sont engloutis. Afin de pouvoir faire une partie de foot, d'échanger quelques coups d'épées pour d'autres, tandis que les moins téméraires préfèrent rester à discuter ou à s'essayer au maniement de cerf volant... Au final, beaucoup sont allés tâter l'eau. Pas si froide puisque certains ont même mouillés leurs bas de pantalon !



14h30, office du tourisme. Notre guide, Yann RIO, nous amène devant la porte St Vincent qui est la porte principale d'accès aujourd'hui. Nous apprenons que les remparts de la ville Intra-muros délimitent l'ancienne cité malouine qui était complètement isolée du continent à marée haute.
Devant l'hôtel de ville, une petite pause s'impose pour un brin d'histoire sur ce château du XVe siècle. Mais c'est une histoire que chacune, chacun s'est engagé à raconter en arrivant à la maison. Passage par la porte St Thomas, avant de monter sur les remparts. C'est à la porte St Thomas que nous comprenons pourquoi sur les plaques d'égout sont représentés deux chiens, une hermine et un drapeau...

Nous sommes sur la partie nord des 2 km de remparts créés sous l'autorité de Vauban, nous y découvrons le Fort National en forme d'étoile (pour pouvoir guetter de tous les cotés d'où pouvait venir l'ennemi). Un peu plus à gauche, c'est le Fort de la Conchée, de type navire. Ce fût la première fortification construite sur un rocher.

En continuant vers l'ouest, on peut voir l'ilôt du Grand Bé qui, comme son nom l'indique (Bé de Bez qui veut dire sacrifice, tombeau), est le lieu où repose à jamais Chateaubriand.

Après une visite aux pieds de Robert Surcouf, nous passons à la maison du Québec. Nous y apprenons comment Jacques Cartier a découvert et baptisé le Canada.



Yann nous amène pour finir la visite Intra-muros à la maison où est né Chateaubriand.


Après le départ de notre guide, nous prenons le chemin du Grand Bé pour aller saluer Monsieur Chateaubriand. Là, nous comprenons pourquoi il a tout fait pour que l'endroit soit sa dernière demeure !






Puis retour au car qui nous amène à la Goëletterie. Tout de suite, nous prenons possession des aires de jeux sous les yeux de Céline et Frédéric pendant que Denis et Nathalie règlent les démarches administratives. Ensuite nous passons à table, pour retrouver nos chambres, faire nos lits, puis nous rendre à la salle vidéo pour voir "MERLIN".